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23.7.09
11.4.09
Une petite pause...
Chers camarades, chers adversaires,
Nous avons le regret de vous informer que Canal Mythos restera inactif jusqu'à la fin du mois de mai, pour cause d'élaboration de nouveaux projets parallèles.
En attendant, pensez à aller sur Zentropa, le Blog AFE ou même du côté des Apaches....
Surtout, n'oubliez pas que le 2e dimanche de Mai est jour de fête nationale!
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21.3.09
Le traître
Assis au fond du café, Stéphane lissait d’une main un peu ennuyée mais satisfaite sa cravate en soie fleurdelysée, souriant de la petite provocation que représentait le fait d’être allé au bureau, à la préfecture, avec cet attribut royaliste.
Ce matin, devant son miroir, il avait longuement réfléchi, hésité, pesé les risques et les possibles conséquences d’une telle bravade. A plusieurs reprises il avait déposé le dangereux objet sur le lit défait et s’était saisi d’une classique cravate bleu nuit. Mais après plus d’un quart d’heure de douloureuses tergiversations, Hélène ayant eu l’audace de moquer son interminable manège, ses muscles s’étaient crispés dans une mâle résolution et il avait noué avec vigueur l’hérétique morceau de tissu autour de sa gorge déjà serrée.
Lorsque, toute à l’heure, il racontera son exploit à ses anciens camarades, il oubliera de préciser qu’à Gauthier, l’adjoint au chef du service contentieux aux épaules neigeusement pelliculées et seule personne de la journée à avoir remarqué l’objet du délit, qui lui avait demandé s’il s’agissait d’un souvenir du Québec, il avait répondu par l’affirmative, ajoutant même qu’il se rendait chaque année dans la belle province pour y admirer les baleines remontant le Saint-Laurent. De cette dérobade, son inconscient ferait même bientôt une parure supplémentaire de son acte de bravoure, considérant s’être borné à se moquer habilement d’un imbécile.
Pour tromper l’attente, Stéphane observa le lieu du rendez-vous, un Bar-Tabac-Pmu semblant tout droit sorti d’un film des frères Dardenne. L’endroit, peuplé aux trois quarts de d’africains à la lippe presque collée aux écrans de loto instantané, transpirait le chômage, les allocations familiales transformées en jeux à gratter ou en litres de bière et l’ennui glaçant d’existences sans perspectives. Derrière le zinc épuisé de saleté, un chinois pisseux servait mécaniquement des verres et occupait ses instants perdus à caresser un chien excessivement gras qui lorgnait d’un œil inquiet le menu du jour.
L’endroit avait été choisi car on y trouvait le demi d’Amstel le moins cher de Paris et que le verre de vin était à moins de 2 euros.
- « Ils ne changeront vraiment jamais… » soupira Stéphane en avalant le fond de son martini.
Presque cinquante minutes après l’heure officielle du rendez-vous, la bande entra bruyamment dans le bistrot et s’installa en face de lui. Comment des types qui ne travaillent jamais peuvent-ils être systématiquement en retard ? La question lui brûlait les lèvres mais il s’abstint de la poser pour ne pas ternir l’ambiance de ces retrouvailles. A intervalles plus ou moins réguliers, il aimait renouer, le temps d’un repas ou d’une soirée, avec ses anciens camarades du Comité Royalisme et Identité Française en compagnie desquels il avait passé tant de nuits éthyliques à refaire le monde. Stéphane n’était cependant pas mû par la seule nostalgie estudiantine, il espérait aussi pouvoir prodiguer d’utiles conseils à ses amis qui continuaient à s’agiter dans divers groupuscules plus ou moins radicaux et gâchaient ainsi consciencieusement leur vie.
Lui était « arrivé » sans pour autant « se renier ». Il voulait donc, d’une part, que cet état de fait soit reconnu et, d’autre part, espérait être imité par les plus intelligents.
La conversation à peine entamée, deux tournées de bières étaient déjà englouties. Stéphane laissa ses commensaux s’exciter à propos de marches aux flambeaux, de nouveaux autocollants, de pétitions, de lâchers de tracts, de cassage de caméras de vidéo surveillance… puis il frappa trois fois la table avec sa chevalière et s’exclama :
- « Dites, les gars, si on parlait de choses sérieuses ? ».
Les bouches se turent et les regards se fixèrent, certains interrogatifs d’autres teintés d’un mélange de surprise et d’agacement. Stéphane enchaîna : « Bon, je vais vous apprendre un truc, vous n’avez plus vingt ans… il faudrait vous en rendre compte et peut-être penser à faire de la politique… ».
Le ton excessivement paternaliste fit se serrer quelques poings mais personne n’osa répliquer, l’un des plus jeunes du groupe se contentant de demander ce que signifiait, pour lui, « faire de la politique ! »
- « Prendre des places ! » s’anima Stéphane, « Entrer dans le jeu pour en bousculer les règles, faire son trou dans les institutions pour les noyauter passivement en attendant mieux… »
Devant les regards dubitatifs de ses interlocuteurs, il insista : « Mettre son drapeau dans sa poche et attendre son heure, cela permet, le jour venu, de pouvoir faire modifier une virgule dans un règlement ou une ligne dans un texte d’application d’une loi et, là, d’avoir enfin une influence, limitée mais réelle, sur le concret, sur la vie de nos compatriotes… ».
Accessoirement, cela permettait aussi d’avoir une image sociale flatteuse, de fumer des cigares en buvant du Bourbon et d’être invité à des vernissages à la grande satisfaction de son épouse qui s’entendait si merveilleusement bien avec la femme du préfet. Mais Stéphane ne cru pas utile d’évoquer ces « à cotés » très secondaires. Il se tut un instant et observa attentivement son auditoire afin de discerner si les arguments avaient portés. Les sentiments du groupe semblaient partagés entre acquiescement et colère... Un rien pouvait le faire basculer. C’est le moment que choisit Petit Frank pour intervenir :
- « Faire la pute pour une virgule, je trouve que ça fait pas chère la passe…
Vexé par l’intervention, Stéphane en devint presque haineux et répondit comme dans un crachat : « Une chambre de bonne, un job à 1400 et pas de copine, t’as raison, change rien mon franky… ».
Frank voulut se jeter sur lui mais ses camarades le retinrent. Des murmures réprobateurs parcouraient le groupe. Stéphane senti qu’il avait basculé en sa défaveur. En effet, en s’attaquant à Frank, il avait choisi la mauvaise cible car celui-ci sortait de 6 semaines de prison récoltées pour avoir décapité la statue de Lénine installée à Montpellier. Comprenant qu’il avait perdu la partie, Stéphane décida de se retirer. Il se leva et déposa sur la table un billet de 50 euros avant de tourner le dos à ses camarades en murmurant dans un sourire figé, presque une grimace: « C’est ma tournée. ».
Mars 2009
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15.3.09
Souriez vous êtes fliqués
Le 7 Novembre 2008 des royalistes parisiens bloquaient le carrefour de l'Odéon pour protester contre l'implantation de 1224 cameras de surveillance à Paris par Bertrand Delanoë et pour la défense des libertés fondamentales.
17.2.09
Les camelots vus par "action antifasciste"

Aujourd'hui les « camelots du roi » ne sont plus très connus. Il s'agit pourtant d'un mouvement qui existe encore et qui, entre la première et la seconde guerre mondiales était l'un des principaux mouvements fascistes.
Selon certains historiens, les royalistes de l'Action Française ont formé en France le premier mouvement fasciste du monde et les « camelots du roi » en formaient les « troupes de choc ».
Aujourd'hui encore, les « camelots du roi » sont à l'origine de la culture de l'étudiant facho : blouson de cuir, barre, casque, chaussures rangers, le chèche (foulard blanc typique des légionnaires et des royalistes).
Les « camelots du roi » naissent en novembre 1908. Leur activité a tout de suite consisté en des affrontements menés par leurs membres étudiant munis de canne à bout ferré ou de nerf de boeuf. Leur dirigeant est alors Maxime Real del Sarte et l'université annuelle de l'Action Française étudiante actuelle s'appelle « camp Maxime Real del Sarte ».
Les « camelots du roi » ont mené une intense agitation nationaliste contre « l'invasion métèque » et l'un de leurs slogans était la « La France aux Français », qui a donné l'acronyme « faf ».
Les « camelots du roi » ont mené une intense agitation nationaliste contre « l'invasion métèque » et l'un de leurs slogans était la « La France aux Français », qui a donné l'acronyme « faf ».
Leurs activités sont allés de la propagande (tracts, journaux...) aux manifestations, comme contre le transfert au Panthéon des cendres de Jean-Jacques Rousseau en 1912, ou encore le « Cortège national de Jeanne d'Arc » en avril 1925 malgré l'interdiction (18 policiers et 150 militants blessés, 220 Camelots arrêtés). Naturellement, les « roycos » ont participé à la tentative de putsch fasciste du 6 février 1934, et bien entendu également aux coups de mains « anti-gauchistes » durant mai 1968, où les royalistes ont d'ailleurs donné un important coup de main aux gaullistes.
Ou encore en 1992 avec des attaques hebdomadaires contre la faculté de la Sorbonne au moment de l'« affaire Boudarel ».
Ou encore en 1992 avec des attaques hebdomadaires contre la faculté de la Sorbonne au moment de l'« affaire Boudarel ».
Les « camelots du roi » forment donc une culture d'extrême-droite toujours présente. Il s'agit d'une culture du combat associé à un discours ultra-nationaliste, « une canne dans la main et dans la poche un bon livre ».
Les Roycos sont peu visibles car ils recrutent essentiellement dans les milieux catholiques ultra-conservateurs, avec évidemment une préférence pour le milieu aristocrate tel qu'il existe par exemple à Versailles.
L'idéologie de l'Action française et des « camelots du roi » est fasciste: antisémitisme, ultra-nationalisme, corporatisme, refus de la « démocratie marchande ». Le slogan « Le royalisme c'est l'anarchie + 1 » résume leur ligne : décentralisation et apologie de la petite propriété (la référence est Proudhon), l'unité de la société divisée en corporations étant assuré par le Roi qui est au-dessus de tout et sert de socle.
C'est-à-dire que les royalistes sont « monarchistes parce que nationalistes »: selon eux la monarchie est la forme la plus adaptée pour un régime nationaliste. Il s'agit d'une idéologie très carrée, les royalistes font partie des plus armés idéologiquement de toute l'extrême droite. Ils sont porteurs historiquement d'une stratégie mise au point par Maurras, qui met en avant le développement d'une contre-culture réactionnaire comme levier de la prise du pouvoir: c'est leur thèse du « pays réel ». Ainsi, malgré sa relative faiblesse numérique, tant l'Action Française que Maurras sont des références incoutournable dans toute l'extrême-droite française.
La référence principale des « camelots du roi » est par conséquent Jeanne d'Arc, prétexte à un culte religieux, nationaliste, engagé militairement. La logique est celle de l'engagement, de l'affrontement, du sacrifice: bref il s'agit d'une idéologie très utile en temps de crise pour avoir une mobilisation d'extrême-droite.
L'idéologie de l'Action française et des « camelots du roi » est fasciste: antisémitisme, ultra-nationalisme, corporatisme, refus de la « démocratie marchande ». Le slogan « Le royalisme c'est l'anarchie + 1 » résume leur ligne : décentralisation et apologie de la petite propriété (la référence est Proudhon), l'unité de la société divisée en corporations étant assuré par le Roi qui est au-dessus de tout et sert de socle.
C'est-à-dire que les royalistes sont « monarchistes parce que nationalistes »: selon eux la monarchie est la forme la plus adaptée pour un régime nationaliste. Il s'agit d'une idéologie très carrée, les royalistes font partie des plus armés idéologiquement de toute l'extrême droite. Ils sont porteurs historiquement d'une stratégie mise au point par Maurras, qui met en avant le développement d'une contre-culture réactionnaire comme levier de la prise du pouvoir: c'est leur thèse du « pays réel ». Ainsi, malgré sa relative faiblesse numérique, tant l'Action Française que Maurras sont des références incoutournable dans toute l'extrême-droite française.
La référence principale des « camelots du roi » est par conséquent Jeanne d'Arc, prétexte à un culte religieux, nationaliste, engagé militairement. La logique est celle de l'engagement, de l'affrontement, du sacrifice: bref il s'agit d'une idéologie très utile en temps de crise pour avoir une mobilisation d'extrême-droite.
Les Roycos tentent d'ailleurs de sortir leur épingle du jeu afin d'avoir un maximum de soutiens chez les capitalistes. Si évidemment en tant qu'organisation l'Action française a soutenu (de manière soit disant critique) Pétain, leur chef Maurras parlant même de « divine surprise » le 9 février 1941, un grand nombre de royalistes sont passés dans la Résistance.
Les royalistes réécrivent donc l'histoire et se posent en « mouvement » ayant résisté, afin de montrer leur ligne nationaliste cohérente (par opposition aux autres fascistes qui historiquement ont exprimé leur nationalisme français en soutenant l'Allemagne). En cultivant sa particularité avec le reste de l'extrême-droite et en se présentant comme la seule forme de nationalisme français qui a su s'implanter et durer, les royalistes veulent apparaître comme la seule organisation fasciste que les capitalistes doivent soutenir.
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31.1.09
Hommage parisien à Louis XVI
25 janvier 2009: Hommage à Louis XVI
Le 25 janvier 2009, comme tous les ans à l'appel de l'Action Française, les parisiens ont défilé de la place de la Madeleine à la chapelle Expiatoire.
23.2.08
23.4.07
5.11.06
3.3.06
la relève
Insurrection est l'organe de presse officiel des lycéens royalistes d'Action française (AFL). Né à la fin des 80's, successivement "organe de contestation" lycéen, "organe de combat" de tous les jeunes "insurgés royalistes", ou tout simplement bulletin de liaison de l'AFL, Insu a connu des périodes d'eclipses pour renaître à chaque fois plus dynamique.
Fait par des lycéens pour des lycéens, sans prétentions commerciales ou professionelles, Insurrection se veut, de par son titre provocateur, le reflet d'une jeunesse rebelle, prête à mettre sa peau au bout de ses idées, et à faire la révolution dans les esprits.
Si Insu cultive volontiers une "esthétique" de la révolte, ce n'est pas par apologie de la violence physique, mais par goût d'une violence faite chaque jour à nos propres âmes.
C'est cette violence mentale qui nous immunise de l'esprit bourgeois qui menace chacun d'entre nous, c'est elle qui nous différentie des masses lobotomisées, prêtes à tout gober commes des oies que l'on engraisse.
Nous autres lycéens royalistes, nous ne voulons pas d'une vie facile et confortable, et c'est conscients de l'immensité et de la difficulté de notre tâche que nous nous donnerons à coeur joie de vous proposer tous les deux mois, contre vents et marrées, un nouveaux numéro d'Insurrection.
www.insurrection.new.fr
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