Commandant de sous-marin et officier de renseignements durant la première guerre mondiale. Fidèle à la monarchie, il participe à la libération de Berlin et à la répression contre les Spartakistes en janvier 1919. Le capitaine Pabst le charge de susciter la création de corps-francs en Allemagne du Sud. Il entre à l'état-major de la 3e brigade de Marine von Löwenfeld. Membre du conseil de guerre chargé de juger les assassins de Liebknecht et de Rosa Luxembourg, il sera accusé d'avoir favorisé l'évasion de l'un d'entre eux. Membre du cabinet de Noske. Favorable au putsh de Kapp, il sera brièvement emprisonné après son échec. Chargé d'une mission de renseignement au Japon en 1924, il est nommé chef des services de renseignement de l'Armée (l'Abwehr) en 1935. Il utilise et protège plusieurs anciens membres de la brigade Ehrhardt, hostiles au Troisième Reich. Il prépare un attentat contre Hitler en 1938. Il est relevé de son commandement en février 1944, et participe au "complot du 20 juillet 1944". Pendu le 9 avril 1945.
26.6.09
Wilheim Canaris
Commandant de sous-marin et officier de renseignements durant la première guerre mondiale. Fidèle à la monarchie, il participe à la libération de Berlin et à la répression contre les Spartakistes en janvier 1919. Le capitaine Pabst le charge de susciter la création de corps-francs en Allemagne du Sud. Il entre à l'état-major de la 3e brigade de Marine von Löwenfeld. Membre du conseil de guerre chargé de juger les assassins de Liebknecht et de Rosa Luxembourg, il sera accusé d'avoir favorisé l'évasion de l'un d'entre eux. Membre du cabinet de Noske. Favorable au putsh de Kapp, il sera brièvement emprisonné après son échec. Chargé d'une mission de renseignement au Japon en 1924, il est nommé chef des services de renseignement de l'Armée (l'Abwehr) en 1935. Il utilise et protège plusieurs anciens membres de la brigade Ehrhardt, hostiles au Troisième Reich. Il prépare un attentat contre Hitler en 1938. Il est relevé de son commandement en février 1944, et participe au "complot du 20 juillet 1944". Pendu le 9 avril 1945.
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Internationale Blanche
19.6.09
Les Cadets

« Orgueilleux, présomptueux, acerbes, n'en doutons pas, tels vécurent, tels moururent les Cadets de Gascogne.
Ils étaient les cadets, les derniers-nés de pères nobles qui s'efforçaient de préserver leur héritage, un château plus ou moins délabré flanqué d'une pièce de vignoble, pour le transmettre intact à l'aîné. Que devenaient donc les autres, le deuxième, le troisième, le quatrième mâle? On leur donnait un vaste feutre à plumes flottantes, une rapière, une paire de grandes bottes montantes, le fameux havresac de cuir, et, dans le meilleur des cas, un brave cheval extrait de l'écurie paternelle. Ils pouvaient alors prendre la route et chercher fortune ailleurs. Et c'est ce que faisaient les plus jeunes fils des chevaliers, devenus chevaliers de fortune. Pour bien unique ils avaient la noblesse dans leur sang, mais sachant que tous l'ignoraient en dehors d'eux, ils s'arrogeaient comme par défi un point d'honneur particulier. Ils s'en allaient par le monde, faisant sonner leurs éperons, le regard torve et soupçonneux, prêts à tout instant à tirer la rapière du fourreau brinquebalant. [...]
On les rencontrait sur toutes les routes de l'Europe, car ce que furent les cadets de la gaillarde Gascogne, les hidalgos l'ont été pour l'Espagne, les "Schlachzigs" pour la Pologne. Partout ces temps troublés donnèrent les mêmes moissons. Et cette sorte particulière de jeunesse dorée, cette chevalerie devenue au cours des ans une pépinière de reîtres et un véritable fléau national »
Ils étaient les cadets, les derniers-nés de pères nobles qui s'efforçaient de préserver leur héritage, un château plus ou moins délabré flanqué d'une pièce de vignoble, pour le transmettre intact à l'aîné. Que devenaient donc les autres, le deuxième, le troisième, le quatrième mâle? On leur donnait un vaste feutre à plumes flottantes, une rapière, une paire de grandes bottes montantes, le fameux havresac de cuir, et, dans le meilleur des cas, un brave cheval extrait de l'écurie paternelle. Ils pouvaient alors prendre la route et chercher fortune ailleurs. Et c'est ce que faisaient les plus jeunes fils des chevaliers, devenus chevaliers de fortune. Pour bien unique ils avaient la noblesse dans leur sang, mais sachant que tous l'ignoraient en dehors d'eux, ils s'arrogeaient comme par défi un point d'honneur particulier. Ils s'en allaient par le monde, faisant sonner leurs éperons, le regard torve et soupçonneux, prêts à tout instant à tirer la rapière du fourreau brinquebalant. [...]
On les rencontrait sur toutes les routes de l'Europe, car ce que furent les cadets de la gaillarde Gascogne, les hidalgos l'ont été pour l'Espagne, les "Schlachzigs" pour la Pologne. Partout ces temps troublés donnèrent les mêmes moissons. Et cette sorte particulière de jeunesse dorée, cette chevalerie devenue au cours des ans une pépinière de reîtres et un véritable fléau national »
- Ernst von Salomon, Les Cadets -
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17.6.09
11.4.09
Une petite pause...
Chers camarades, chers adversaires,
Nous avons le regret de vous informer que Canal Mythos restera inactif jusqu'à la fin du mois de mai, pour cause d'élaboration de nouveaux projets parallèles.
En attendant, pensez à aller sur Zentropa, le Blog AFE ou même du côté des Apaches....
Surtout, n'oubliez pas que le 2e dimanche de Mai est jour de fête nationale!
Nous avons le regret de vous informer que Canal Mythos restera inactif jusqu'à la fin du mois de mai, pour cause d'élaboration de nouveaux projets parallèles.
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Surtout, n'oubliez pas que le 2e dimanche de Mai est jour de fête nationale!
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Actualité
Sol Invictus: King & Queen
At the world, without a sound
Tears they weep, tears they shed
For the lovers, and all they said
They stood, by the sea
King & Queen, sent a breeze
Tears they weep, tears they shed
For the living, for the dead
They kissed, by the sea
King & Queen, bowed the trees
King & Queen, Sun & Moon
Are we saved, are we doomed?
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Musique
10.4.09
28.3.09
Les Mousquetaires du roi

Les mousquetaires sont recrutés uniquement parmi les gentilshommes ayant déjà servi dans la Garde. Le passage aux mousquetaires est une promotion. Il permet de rejoindre un corps d'élite, proche du roi. De plus, il est prévu que les hommes quittant ses rangs soient nommés enseigne ou lieutenant (grade bien plus élevé alors, surtout dans les corps d'élite) dans les Gardes ou officiers dans les régiments. En l'absence d'école militaire, le passage sous les yeux du souverain permet de vérifier la compétence et la fidélité de chaque homme.
Ces mousquetaires avaient la particularité de combattre indifféremment à pied ou à cheval. Ils formaient la garde habituelle du roi à l'extérieur, la garde à l'intérieur des appartements royaux étant celle des gardes du corps et des gardes suisses. Mazarin, n'appréciant guère les turbulents mousquetaires du roi, fit dissoudre leur compagnie en 1646. Elle ne reparut qu'en 1657, comptant alors 150 hommes. À la mort de Mazarin en 1661, la compagnie des mousquetaires du cardinal passa au roi Louis XIV. Elle fut réorganisée sur le modèle de la première compagnie en 1664 et reçut le surnom de « mousquetaires gris » dû à la robe de ses chevaux, alors que la deuxième compagnie fut appelée « mousquetaires noirs ».
À cette même époque, les effectifs des compagnies furent doublés. En effet les mousquetaires étaient l'un des corps militaires les plus prestigieux du royaume, ne rassemblant que des nobles en principe. Nombre d'entre ces derniers, forcés depuis les réformes de Le Tellier à passer un certain nombre d'années dans la troupe avant d'accéder au grade d'officier, préférèrent effectuer ce service dans un corps privilégié. Ainsi, aussi bien des militaires comme le maréchal de Montesquiou que des écrivains comme le duc de Saint-Simon furent mousquetaires.
En 1776, les mousquetaires furent dissous pour raisons d'économie par Louis XVI, avant d'être reformés en 1789, dissous à nouveau peu de temps après, reformés une dernière fois sous la Restauration le 6 juillet 1814, et dissous définitivement le 1er janvier 1816.
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21.3.09
Le traître
ZentropaAssis au fond du café, Stéphane lissait d’une main un peu ennuyée mais satisfaite sa cravate en soie fleurdelysée, souriant de la petite provocation que représentait le fait d’être allé au bureau, à la préfecture, avec cet attribut royaliste.
Ce matin, devant son miroir, il avait longuement réfléchi, hésité, pesé les risques et les possibles conséquences d’une telle bravade. A plusieurs reprises il avait déposé le dangereux objet sur le lit défait et s’était saisi d’une classique cravate bleu nuit. Mais après plus d’un quart d’heure de douloureuses tergiversations, Hélène ayant eu l’audace de moquer son interminable manège, ses muscles s’étaient crispés dans une mâle résolution et il avait noué avec vigueur l’hérétique morceau de tissu autour de sa gorge déjà serrée.
Lorsque, toute à l’heure, il racontera son exploit à ses anciens camarades, il oubliera de préciser qu’à Gauthier, l’adjoint au chef du service contentieux aux épaules neigeusement pelliculées et seule personne de la journée à avoir remarqué l’objet du délit, qui lui avait demandé s’il s’agissait d’un souvenir du Québec, il avait répondu par l’affirmative, ajoutant même qu’il se rendait chaque année dans la belle province pour y admirer les baleines remontant le Saint-Laurent. De cette dérobade, son inconscient ferait même bientôt une parure supplémentaire de son acte de bravoure, considérant s’être borné à se moquer habilement d’un imbécile.
Pour tromper l’attente, Stéphane observa le lieu du rendez-vous, un Bar-Tabac-Pmu semblant tout droit sorti d’un film des frères Dardenne. L’endroit, peuplé aux trois quarts de d’africains à la lippe presque collée aux écrans de loto instantané, transpirait le chômage, les allocations familiales transformées en jeux à gratter ou en litres de bière et l’ennui glaçant d’existences sans perspectives. Derrière le zinc épuisé de saleté, un chinois pisseux servait mécaniquement des verres et occupait ses instants perdus à caresser un chien excessivement gras qui lorgnait d’un œil inquiet le menu du jour.
L’endroit avait été choisi car on y trouvait le demi d’Amstel le moins cher de Paris et que le verre de vin était à moins de 2 euros.
- « Ils ne changeront vraiment jamais… » soupira Stéphane en avalant le fond de son martini.
Presque cinquante minutes après l’heure officielle du rendez-vous, la bande entra bruyamment dans le bistrot et s’installa en face de lui. Comment des types qui ne travaillent jamais peuvent-ils être systématiquement en retard ? La question lui brûlait les lèvres mais il s’abstint de la poser pour ne pas ternir l’ambiance de ces retrouvailles. A intervalles plus ou moins réguliers, il aimait renouer, le temps d’un repas ou d’une soirée, avec ses anciens camarades du Comité Royalisme et Identité Française en compagnie desquels il avait passé tant de nuits éthyliques à refaire le monde. Stéphane n’était cependant pas mû par la seule nostalgie estudiantine, il espérait aussi pouvoir prodiguer d’utiles conseils à ses amis qui continuaient à s’agiter dans divers groupuscules plus ou moins radicaux et gâchaient ainsi consciencieusement leur vie.
Lui était « arrivé » sans pour autant « se renier ». Il voulait donc, d’une part, que cet état de fait soit reconnu et, d’autre part, espérait être imité par les plus intelligents.
La conversation à peine entamée, deux tournées de bières étaient déjà englouties. Stéphane laissa ses commensaux s’exciter à propos de marches aux flambeaux, de nouveaux autocollants, de pétitions, de lâchers de tracts, de cassage de caméras de vidéo surveillance… puis il frappa trois fois la table avec sa chevalière et s’exclama :
- « Dites, les gars, si on parlait de choses sérieuses ? ».
Les bouches se turent et les regards se fixèrent, certains interrogatifs d’autres teintés d’un mélange de surprise et d’agacement. Stéphane enchaîna : « Bon, je vais vous apprendre un truc, vous n’avez plus vingt ans… il faudrait vous en rendre compte et peut-être penser à faire de la politique… ».
Le ton excessivement paternaliste fit se serrer quelques poings mais personne n’osa répliquer, l’un des plus jeunes du groupe se contentant de demander ce que signifiait, pour lui, « faire de la politique ! »
- « Prendre des places ! » s’anima Stéphane, « Entrer dans le jeu pour en bousculer les règles, faire son trou dans les institutions pour les noyauter passivement en attendant mieux… »
Devant les regards dubitatifs de ses interlocuteurs, il insista : « Mettre son drapeau dans sa poche et attendre son heure, cela permet, le jour venu, de pouvoir faire modifier une virgule dans un règlement ou une ligne dans un texte d’application d’une loi et, là, d’avoir enfin une influence, limitée mais réelle, sur le concret, sur la vie de nos compatriotes… ».
Accessoirement, cela permettait aussi d’avoir une image sociale flatteuse, de fumer des cigares en buvant du Bourbon et d’être invité à des vernissages à la grande satisfaction de son épouse qui s’entendait si merveilleusement bien avec la femme du préfet. Mais Stéphane ne cru pas utile d’évoquer ces « à cotés » très secondaires. Il se tut un instant et observa attentivement son auditoire afin de discerner si les arguments avaient portés. Les sentiments du groupe semblaient partagés entre acquiescement et colère... Un rien pouvait le faire basculer. C’est le moment que choisit Petit Frank pour intervenir :
- « Faire la pute pour une virgule, je trouve que ça fait pas chère la passe…
Vexé par l’intervention, Stéphane en devint presque haineux et répondit comme dans un crachat : « Une chambre de bonne, un job à 1400 et pas de copine, t’as raison, change rien mon franky… ».
Frank voulut se jeter sur lui mais ses camarades le retinrent. Des murmures réprobateurs parcouraient le groupe. Stéphane senti qu’il avait basculé en sa défaveur. En effet, en s’attaquant à Frank, il avait choisi la mauvaise cible car celui-ci sortait de 6 semaines de prison récoltées pour avoir décapité la statue de Lénine installée à Montpellier. Comprenant qu’il avait perdu la partie, Stéphane décida de se retirer. Il se leva et déposa sur la table un billet de 50 euros avant de tourner le dos à ses camarades en murmurant dans un sourire figé, presque une grimace: « C’est ma tournée. ».
Mars 2009
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C'est nous les dissous!

Après la dissolution de l'Action française et de la fédération des Camelots du roi en 1936, il est interdit d'arborer ses insignes et symboles (Plaque des camelots, Lys de la ligue...)
Les militants royalistes font preuve d'humour et portent alors fièrement à leur boutonnière une pièce de 10 sous!
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